Janáček / Dvořák
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Description
Lorsqu’il perd à 29 ans son père, Albéric Magnard est encore à l’orée de sa carrière de compositeur. Il traduit son chagrin dans une page au lyrisme intense, à l’orchestration généreuse, où la douleur s’incarne dans de discrets roulements de timbales et des rythmes lancinants. C’est son premier chef-d’œuvre, de ces partitions qui vous marquent à jamais. En cette même année 1895, Dvořák dirigeait le conservatoire de New York et se décida enfin à écrire un concerto pour le violoncelle, instrument qu’il prétendait détester. On frémit à l’idée qu’une partition de cette beauté ait pu ne pas exister ! Il travaillait au finale lorsque décéda sa belle-sœur, Josefina, amour de jeunesse ; il y glissa alors le thème d’une mélodie qu’il avait composée pour elle. Dans Taras Bulba, ce sont ses deux fils que le légendaire guerrier cosaque perd successivement – le premier, qui a trahi, de sa propre main. Cette fresque superbe, aux sonorités incroyables, s’achève en apothéose, dans de spectaculaires volées de cloches et de grands tuttis d’orgue.